200811411512814909bvingt-cinq livres incontournables

C’est un texte que j’ai vu sur le site « le monde », je le reproduis sur mon blog. Je n’ai lu aucun de ces livres. Ces derniers jours, je suis en train de lire Germinal d’Émile Zola (en français facile) et Une Vie de Maupassant. C’est certainement un défi pour moi. Mais il faut tenir jusqu’au bout.

Texte :

Des vents contraires, d'Olivier Adam

Un écrivain, en manque d'inspiration et ses deux enfants, laissés seuls, face à eux-mêmes, au vide, à l'absence d'une femme et d'une mère partie, disparue, morte peut-être… Au cœur du désespoir, Olivier Adam trace avec finesse et sensibilité le destin de ce trio en perdition parti chercher l'apaisement et la consolation à Saint-Malo. Et l'esquisse d'un bonheur fragile à reconstruire.
La Trahison de Thomas Spencer, de Philippe Besson

Après un Homme accidentel, Philippe Besson reprend la route des Etats-Unis pour suivre le destin de Paul et Thomas, deux amis, inséparables depuis l'enfance jusqu'à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre et intrépide. Dès lors une faille s'ouvre entre eux, que les soubresauts de l'Histoire (guerre de Corée, du Vietnam, maccarthysme) ne fera qu'agrandir jusqu'à la trahison.

Un Juif pour l'exemple, de Jacques Chessex

En 1942, à Payerne en Suisse, là-même où est né en 1934 Jacques Chessex, Arthur Bloch, commerçant juif, est assassiné et dépecé par un groupuscule nazi aux ordres du pasteur Philippe Lugrin, idéologue, proche de Légation nazie à Berne. Longtemps hanté par cette affaire, le romancier revient en une poignée de pages denses, tranchantes, sur ce "fait divers" terrifiant.

Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute, de Maurice G. Dantec

Maurice G. Dantec nous entraîne dans un road-movie des plus détonants où il met en scène un couple de braqueurs en cavale, porteurs d'un neuro-virus qui les connecte à la station Mir et à leur Ange Gardien, le jazzman Albert Ayler. Un techno-thriller mâtiné de mystique qui s'inscrit dans la lignée de La Sirène rouge.

Encyclopédie capricieuse du tout et du rien, de Charles Dantzig

"Les listes peuvent devenir une forme de littérature", affirme Charles Dantzig. En digne héritier de Remy de Gourmont, du prince de Ligne ou de Rivarol, il en donne une brillante et impertinente démonstration avec ces listes sérieuses, loufoques ou inutiles.

Equatoria, de Patrick Deville

Après Pura Vida qui se situait en Amérique latine, Patrick Deville nous entraîne cette fois en Afrique. Prenant le prétexte du transfert de la dépouille mortelle de Savorgnan de Brazza d'Alger à Brazzaville, il revisite l'histoire de l'exploration, de la colonisation et des indépendances tumultueuses de certains pays de ce continent. Sur la ligne de l'équateur, chemin faisant, il croise les fantômes de Brazza, Stanley, Jonas Savimbi (chef de l'Unita), Emin Pacha, Céline, Schweitzer, dont il brosse les portraits à travers un récit de voyage, intime et poétique.

Impardonnables, de Philippe Djian

Quittant les Etats-Unis, après avoir mis un point final à sa série Doggy Bag, le romancier nous entraîne cette fois dans le sud de la France, au Pays basque plus précisément, où réside Francis, son narrateur. Ecrivain meurtri par la vie, il a perdu sa femme et l'une de ses deux filles dans un accident de voiture ; il retrouve malgré tout peu à peu l'apaisement. Jusqu'au jour où son autre fille, Alice, une jeune comédienne, disparaît mystérieusement.

En bas les nuages, de Marc Dugain

Dans un roman-nouvelles, Marc Dugain suit le destin de sept hommes, vivant en Dordogne, au Maroc, aux Etats-Unis ou dans une île. Doux, rêveurs, cyniques, tous sont plongés dans les affres du quotidien et tentent de surnager. A travers ces anti-héros, Marc Dugain explore les vices et incertitudes du temps.

Ramon, de Dominique Fernandez

Dominique Fernandez, dans une grosse biographie familiale où l'on retrouve tous les débats et la vie littéraire française de l'entre-deux-guerres, affronte l'énigme qui a hanté son existence : comment son père, le brillant critique et essayiste littéraire Ramon Fernandez, mort à 50 ans en 1944, est-il passé de la gauche à l'extrême droite, dans les années 1930, et à la collaboration avec l'occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale ?

Les Gens, de Philippe Labro

A travers le portrait de trois personnages, Philippe Labro donne à voir l'incessant ballet de la comédie humaine et à entendre les bruits du monde. Il y a la sublime Maria, violée par son père adoptif ; Caroline, l'amante blessée ; et Marcus Marcus, la terreur du PAF, monstre mégalo et "monument de solitude". Leur point commun ? Le manque d'amour et la recherche de repères dans ce monde qui est le nôtre. Mais ce théâtre des vanités est aussi l'occasion pour Philippe Labro de dépeindre, avec un bel humour et une rare justesse, "ses" deux pays : la France et l'Amérique.

En Enfance, de Mathieu Lindon

C'est en archéologue que Mathieu Lindon revient sur son enfance. En de brèves séquences, il dissèque ses souvenirs  : de la découverte de la sexualité à l'apprentissage de la natation, de l'étrangeté de la nourriture au vol des bonbons dans la boulangerie, de la vision de la sa mère nue sur une plage aux premiers cauchemars, à la bar-mitsva, le romancier remet ainsi ses pas dans ceux du petit garçon qu'il fut. Avec une infinie délicatesse.

Black Bazar, d'Alain Mabanckou

Digne représentant de la Société des ambianceurs (Sapeur), Fessologue, Congolais résidant à Paris, est un homme heureux près de Couleur d'origine sa compagne, jusqu'au où celle-ci le quitte. Pour surmonter sa peine et sa colère, Fessologue commence à déverser sa rage et sa rancune dans son journal. A travers les déboires de son héros, Alain Mabanckou stigmatise racismes de toutes sortes, communautarismes et livre après Verre cassé, son livre sinon le plus drôle, du moins le plus émouvant et le plus intime.

Cheval, de Richard Morgièvre

Même si ça sonne mal, on dit "Les Cheval", pour parler du père et fils et héros du roman de Richard Morgièvre. Forains de profession, faisant tourner manège, ils sont aussi inséparables, sur leur tandem, qu'indissociables par leur nom, au grand dam du fils. Deux êtres pour un même nom. C'est de cela qu'il s'agit dans ce roman d'apprentissage émouvant et drôle, un roman duel entre un père et un fils, en l'absence de la mère ignorée.
Les Voyageurs du Temps, de Philippe Sollers

C'est une sorte de temps retrouvé, une manière pour Sollers, qui répondra aux questions des internautes lors d'un "chat" sur Le Monde.fr, le 20 janvier, de se concentrer sur l'essentiel. Une méditation poétique, musicale, religieuse aussi. Une défense de la pensée, contre la volonté commune de réduire les écrivains à des raconteurs d'histoires. Sur les traces de Breton et de Nadja, le narrateur déambule dans Paris, singulièrement dans le 7e arrondissement, près des éditions Gallimard, et retrouve les "voyageurs du temps" qu'il admire, Rimbaud, Lautréamont, Kafka, Dante, et quelques autres.

Paris-Brest, de Tanguy Viel

C'est à nouveau à Brest que Tanguy Viel a planté le décor de son roman. Dans l'air confiné et vicié d'un appartement où une vieille dame couve son argent, aidé en cela de son petit-fils. Ou presque. Sur fond d'héritage usurpé, d'identités mal assumées, de lutte des classes, le romancier entretient le suspense jusqu'au bout de ce récit au dénouement des plus étonnants. Sinon libérateur.

À propos, aujourdhui, cest mon anniversaire du calendrier lunaire. En Chine, dans certaines régions, on a l’habitude de fêter l’anniversaire du calendrier lunaire.

Bonne anniversaire, Sophie !